Ddken - posté le 18/05/2026 à 10:59:08. (12515 messages postés)
Nemau a dit:
ais je pense que les deux sont liées. L'hôpital et l'éducation pas chers pour les citoyens, deux exemples que tu as pris pour illustrer la liberté positive, sont deux choses possibles grâce aux impôts, qui sont une restriction de la "liberté négative".
Exactement.
Nemau a dit:
Tu es sûr que ce n'est pas l'inverse ? Parce qu'autant on trouve des gens qui se disent à gauche socialement et à droite économiquement, autant on trouve rarement l'inverse, enfin il me semble.
Être pour une liberté positive socialement, cela signifie être pour la restriction de certains libertés (par exemple, la liberté d'expression) car cette expression de liberté peut rendre d'autres personnes inconfortables. La liberté négative ici exprime surtout le fait de ne pas être dérangé pour ce qu'on est/exprime. Cela va donc de la liberté d'expression à la liberté de coucher avec qui on veut sans que l'État ne vienne policer cela. Bref, traiter les adultes comme des personnes responsables de leurs actes et empêcher ces restrictions pour des causes de préjudice indirect.
Beaucoup de radicaux des deux extrêmes veulent restreindre les droits fondamentaux au nom de leurs agendas. Chez les droitistes, on a évidemment l'ethnonationalisme, les lois homophobes ou le patriarcat institutionnalisé. Chez les personnes de gauche, on a la restriction de la liberté d'expression pour « protéger les groupes vulnérables ». On peut aussi avoir une restriction des relations hommes-femmes (allant de la pornographie/prostitution au simple mariage) comme on peut le voir avec les écrits de radicales comme Catharine MacKinnon et Andrea Dworkin. Tu comprends au passage, que les droitistes (sauf les modérés) ne sont pas vraiment portés vers les libertés négatives, vu leurs objectifs souvent axés sur une hiérarchisation des races ou sexualités.
Donc, être très porté sur la liberté négative socialement, c'est juste vouloir vivre et laisser vivre. Par contre, les libéraux gardent le bien commun comme intérêt. C'est pour cette raison qu'ils poussent pour une restriction des libertés négatives dans un cas de préjudice direct. Et c'est pour ça qu'économiquement, ils sont plutôt pour une liberté positive, c'est-à-dire un capitalisme mixte (néo-keynésianisme).
Il existe un positionnement politique qui est à la fois socialement et économiquement pour les libertés négatives. Il s'appelle le libertarisme. Les libertariens sont par exemple contre les obligations vaccinales, contrairement aux libéraux. Ils sont pour une forme d'anarcho-capitalisme où l'État intervient le moins possible. Ils sont donc contre l'impôt (le moins possible).
PS : ChatGPT vient de me faire découvrir que l'expression « gauchiste » est péjorative ! Du coup, j'ai changé de vocable. On apprend tous les jours.
Ddken - posté le 17/05/2026 à 19:13:59. (12515 messages postés)
Un tel dénouement est totalement irréaliste.
@Créacoda ton like sur le message de ROTS me trouble. Quel rapport as-tu vu entre un modèle alliant nature et culture, et les inepties des incels ? Y a-t-il vraiment un rapport entre ces théories scientifiques et ce qu'on voit dans cet extrait de BD ?
Ddken - posté le 17/05/2026 à 17:15:53. (12515 messages postés)
Bon. Plus ou moins d'accord. Je m'explique.
En réalité, il faudrait définir d'abord la notion de liberté. C'est ce qu'a fait Isaiah Berlin dans son ouvrage « Two Concepts of Liberty » (1959). Les deux types de libertés présentés sont :
- Liberté négative - Ne pas être encombré par. Ne pas avoir des bâtons dans les roues (lois, régulations) lorsqu'on essaye de faire quelque chose ;
- Liberté positive - Pouvoir faire. Il s'agit ici d'avoir la liberté de faire ce qu'on veut grâce à l'intervention du gouvernement. Par exemple, pouvoir se faire soigner à l'hôpital sans que cela ne nous coûte un bras, pouvoir accéder à une éducation décente malgré la pauvreté.
La liberté négative est plus l'apanage de la droite et la liberté positive est plus l'apanage de la gauche. Ma position (centrisme libéral ou gauche modéré) est très socialement très axée sur la liberté négative et économiquement plutôt axée sur la liberté positive.
Ainsi, mon message se rapportait davantage aux libertés négatives, et le fait que ce n'est pas exactement ce que la gauche promeut. L'égalité et la justice sociale sont d'autres appellations de la liberté positive.
Ddken - posté le 16/05/2026 à 10:38:42. (12515 messages postés)
Disons plutôt que la gauche est davantage rivée sur l'égalité et la justice sociale. Elle n'est pas forcément pour la liberté. Même le libéralisme (gauche modérée) admet des compromis pour la sauvegarde du tissu social. Sur le plan économique, la « liberté » (néolibéralisme, anarcho-capitalisme...) entraînera un terrible écart de richesses qui se maintiendront, donc l'émergence d'un classisme similaire à la noblesse d'antan, avec des gens tellement puissants qu'ils pourront orienter les intérêts des États vers les leurs au détriment de ceux des moins puissants.
Et justement, dans le cas d'espèce, l'IA frappe prioritairement le commun des humains dans le secteur tertiaire, beaucoup plus que les riches et puissants qui pourront juste y investir massivement ou profiter de la manne générative pour diminuer le personnel de leurs entreprises. Dans sa configuration actuelle, l'IA générative est un vecteur supplémentaire d'inégalité des richesses. Voilà pour l'explication derrière la relative méfiance des gauchistes.
Pour ce qui est de son ouverture du côté de la droite, il faut d'abord préciser qu'elle n'est pas monolithique et donc qu'il y a bien des droitistes anti-IA.
En plus du libéralisme économique que beaucoup de droitistes prônent, on pourrait ajouter le fait que les métiers du primaire et du secondaire en sont peu affectés. Ils ont déjà été grandement affectés par l'automatisation et le libre-échange. L'IA générative touche majoritairement le secteur des services, beaucoup plus gauchistes. Donc il y a moins de droitistes qui se sentent personnellement visés. Sans compter qu'il pourrait y avoir du schadenfreude vis-à-vis des personnes à gauche.
Ddken - posté le 15/05/2026 à 16:26:20. (12515 messages postés)
Il m'est arrivé un truc de fou !
Sur Reddit, je me suis frité avec un type au sujet de Catharine MacKinnon. Il en avait une vue très positive et moi une vue très négative. Je trouvais qu'il faisait preuve de mauvaise foi, lui trouvait que mes références étaient problématiques. J'ai fini par arrêter de lui répondre.
Le lendemain de mon dernier message, j'ai vu un type écrire « Gender liberation cannot be gendered liberation. » J'ai tout de suite reconnu ma citation préférée du livre « The Boyfriend's Introduction to Feminism. » J'ai fait une remarque sur le fait que le type l'a lue et qu'il venait de citer mon passage préféré du livre. Un Redditeur m'a alors fait remarquer qu'il ne l'avait pas juste lu. Il l'avait écrit ! Plus cocasse encore. En remontant la discussion, je me suis rendu compte que c'était le même type avec lequel je m'étais frité au sujet de MacKinnon !
S'en est suivie une discussion avec Gideon W. Stone où je lui ai fait le feedback sur ce que j'avais aimé et moins aimé, et où je lui ai mentionné que j'avais fait la review de son livre sur un site français. Ah oui, car je l'ai faite sur Oniro. Le lien. Il m'a demandé le lien et il a été très surpris par mon appréciation du chapitre sur les Red Pill. Particulièrement ce passage :
Ddken a dit:
Ce chapitre était une HORREUR. Il a extrait quelques-uns de leurs discours et les a critiqués de manière plutôt superficielle. Déjà que mettre ces trois-là dans le même panier n’était pas malin, je pense que l’auteur est tombé dans le piège de la gauche : attribuer des pensées à des personnes qu’on n’aime pas à cause de paroles sorties de leurs contextes.
Voici la suggestion que je lui ai faite à sa demande :
Citation:
Il aurait été préférable que tu identifies honnêtement les griefs des hommes qui suivent ces personnalités, puis que tu reconnaisses comment ces influenceurs aident ces hommes à se sentir mieux ou à résoudre certains de leurs problèmes, avant d'expliquer pourquoi leur approche peut être toxique et qu'il existe de meilleures façons de résoudre ces problèmes. De cette façon :
- Les hommes se sentiront humanisés. Ils n'auront pas l'impression d'être des personnes horribles simplement parce qu'ils trouvent le contenu de Tate et Peterson attrayant. Cela réduira leur hostilité et les rendra plus susceptibles d'écouter.
- Ils comprendront que tu t'attaques au cœur du problème et ils accorderont plus d'attention à tes solutions.
(Traduit)
Bref, une chouette anecdote. Nous sommes toujours en discussion. Ça m'emplira de fierté s'il décide de modifier son chapitre sur les Red Pills suite à mes remarques et suggestions.
Ddken - posté le 15/05/2026 à 15:48:07. (12515 messages postés)
Je suis entièrement d'Accord avec toi. D'où le fait que la gestion des sensibilités devrait faire partie intégrante de la discussion saine, pas uniquement la rhétorique.
Créacoda a dit:
Pense aux sujets qui te touche personnellement, tes sujets sensibles, et demande toi quelle serait ta réaction si une comparaison était faite avec la pédophilie.
J'ai pour habitude de toujours donner le bénéfice du doute, donc dans le doute, je ne vais jamais interpréter négativement sans contexte et sans clarifier au préalable, quelle que soit ma sensibilité (nous parlons bien d'ambiguïtés). C'est justement parce que j'ai tellement subi les malentendus dans ma vie que je ne souhaite pas les infliger à autrui. Mais cette attitude peut me desservir et je me peux être dupé par des racistes qui emploient un langage suffisamment ambigu.
Ddken - posté le 14/05/2026 à 23:39:03. (12515 messages postés)
Créacoda a dit:
@ddken: peux-tu filer le lien de ta conversation sur reddit?
Par souci de confidentialité, je vais juste envoyer des captures d'écran.
Le commentaire original :
Ma réponse :
Vous pouvez ainsi voir : je précise que je ne compare par bisexuels et pédophiles dès la première phrase. Je clarifie la définition d'un pédophile. Et à la fin, j'oriente clairement la discussion vers ce que je pointe : qu'on nous cache quelque chose qui nous dérangerait si on le savait.
Quelqu'un m'a rétorqué que si, je comparais bisexuels et pédophiles. Voici ma réponse :
Nemau a dit:
Et que donc la réaction de ces gens sur Reddit est problématique en effet, ils n'ont pas compris en quoi ta question était pertinente, ils se sont arrêtés sur le fait que tu mentionnais la pédophilie là où jusque ici il était seulement question de bisexualité. Ils ont cru que tu considérais du coup les deux similaires en tous points, ce que tu n'as jamais dit ni même insinué.
Réaction erronée et illogique, oui. Réaction problématique, je ne suis pas d'accord. J'ose espérer que tu me sais suffisamment de bonne moralité pour ne pas faire un amalgame aussi honteux. Par conséquent, si tu lis mon commentaire a priori, tu vas l'interpréter d'abord sur l'axe de la logique. Mais pour quelqu'un qui ne me connaît pas ? Si j'étais un bigot, j'essayerais de masquer ma bigoterie derrière un langage ambigu et je pourrais nier si on m'accusait de bigoterie. Et quelles sont les chances de rencontrer un homophobe par rapport à un sceptique à cheval sur la sémantique ? Dans le doute, je suis donc considéré comme un bigot jusqu'à preuve du contraire.
D'où ma remarque : ne faudrait-il pas prendre en compte la nature du sujet et la charge émotionnelle que cela peut créer vis-à-vis de l'interlocuteur ? Personnellement, c'est quelque chose auquel j'ai été confronté de manière abrupte dès que j'ai commencé à lire sur la psychologie évolutionniste et les violences sexuelles/physiques. En 2024, j'ai presque perdu une amie parce que je parlais de violences contre les femmes de manière froide et désincarnée. Je lui citais de la théorie des jeux et elle répliquait : « j'ai arrêté de lire à la première phrase. » Du coup, ça fait plus d'un an que je m'entraîne à anticiper ce qui pourrait être interprété de manière hostile afin de clarifier ou de contextualiser. Et je pense que c'est peine perdue d'attendre de nos interlocuteurs qu'ils soient totalement rationnels (hyperbole. Personne n'est totalement rationnel). Si nous autres pouvons faire cet effort, nous ne sommes pas représentatifs de la population.
Nemau a dit:
Si tu as des exemples où j'ai moi-même fait preuve de genre de compréhensions erronées dont je parle dans mes tutos ça m'intéresse.
Je suis sincèrement désolé. Je ne compte pas m'infliger la lecture de discussions houleuses que nous avons eues par le passé. Ce serait bien trop désagréable pour moi. Fais juste un tour sur nos discussions de la période juillet-octobre, dans les topics de lecture et de débat.
Si on devait prendre les choses strictement dans ton sens, alors tu serais en tort. Mais si on doit prendre les choses dans mon sens, alors c'est la confluence de deux choses : il y a des sujets où tu es très sensible (1), je ne connaissais pas d'avance ces sujets et donc je n'avais pas su adapter ma communication (2). Je ne dirais pas que tu étais en tort, plutôt que c'était un malentendu.
RipatouillonsAbsinthellement a dit:
Cela me semble plutôt pédant. On balance des noms de sophismes qu'on connait, sans savoir si les autres le connaissent, comme ça, avec un peu de chance, ils vont se sentir inférieurs intellectuellement et la boucler. Ou alors, on considère qu'ils connaissent ces sophismes.
Je suis partiellement d'accord. En fait, on est entre le marteau et l'enclume. Si on débat avec quelqu'un qui ne s'y connaît pas suffisamment en rhétorique, soit on invoque les sophismes qu'il a commis, soit on se retire de la discussion car cela ne servira à rien face à une logique fallacieuse. Il pourrait nous trouver pédant parce qu'on invoque des concepts complexes, ou nous trouver condescendants parce qu'on considère qu'il n'est pas digne d'une discussion sérieuse avec nous.
Ddken - posté le 14/05/2026 à 22:25:35. (12515 messages postés)
Nemau a dit:
Je pense qu'il y avait beaucoup de zutre dès le début du XXème siècle, peut-être même avant. Mais l'histoire n'a retenu pratiquement que les bonnes musiques, du coup on a l'impression qu'auparavant la musique était de meilleure qualité. Les années 80 c'est également le passé, mais il est plus proche, donc les mauvaises musiques de cette périodes existent encore un peu dans notre espace culturel.
Perhaps. Je ne me suis jamais sérieusement renseigné sur le sujet. Tu as sans doute raison.
Nonobstant, il y a quand même eu un déclin de la complexité de la musique populaire dès les années 70 :
C'est un peu sur cela que je me basais dans mon commentaire. J'aurais dû écrire « années 70 », mais comme c'est ma décennie musicale préférée...
NanakyTim a dit:
Si tu es locataire par exemple, objectivement tu es financièrement exploité
Je ne suis pas d'accord avec ça. Dans la nature même de la transaction, ce n'est pas de l'exploitation, c'est un échange loyer contre logement. C'est de l'exploitation si l'une des parties ne remplit pas sa part du contrat sciemment. Par exemple, un loyer exorbitant malgré de nombreux soucis dans l'appartement qui n'intéressent pas le bailleur. Ou un cas que j'ai lu aujourd'hui, un type qui loue un appartement à vil prix car la bailleresse est sénile et ne s'en rend pas compte.
Ddken - posté le 14/05/2026 à 22:07:25. (12515 messages postés)
@ROTS... Je ne sais tellement pas quoi répondre. Il s'agit d'un énorme sophisme de l'épouvantail (je n'ai absolument rien insinué de ce que tu as écrit) doublé d'un sophisme génétique (science mauvaise parce qu'utilisée par les incels).
T'es-tu rendu compte que le message concernait une conciliation de la nature (évolution) et de la culture (diversités des comportements et individualités) ? Et surtout qu'il concernait la population humaine plutôt que les individus ? Rien qu'avec cela, tu es totalement hors-sujet.
Roi of the Suisse a dit:
Attention avec ça, ça ressemble à une vérité, alors que c’est juste un prisme (une façon de voir le monde)
Ce n'est pas une façon de voir le monde, car ça n'a rien à voir avec le quotidien des individus. C'est un ensemble de théories de sociobiologie basées sur des modèles mathématiques avec des confirmations expérimentales contemporaines. Hors-sujet, donc.
Roi of the Suisse a dit:
C’est très compatible avec la pensée incel
Les incels et les Red Pills sont des « gender essentialists ». Leur interprétation n'a rien à voir avec celle des scientifiques. Hors-sujet, donc.
NanankyTim a dit:
Il parle d'instinct biologique à l'échelle d'une espèce, pas d'une pensée consciente individuelle.
Voilà. Pour être précis, les instincts biologiques qui colorent nos cultures et environnements à une échelle sociétale. C'est à l'origine de maximum 40 % des comportements individuels, et je suis gentil.
NanakyTim a dit:
La souligner ce n'est pas dire "c'est naturel donc c'est comme ça c'est tout"
Si ça devait être un sophisme, ce serait un appel à la nature + culture.
Ddken - posté le 13/05/2026 à 14:04:55. (12515 messages postés)
Très intéressant et très pertinent.
Pour aller plus loin, que penserais-tu d'ajouter le jargon de rhétorique pour une meilleure compréhension ? Du moins, c'est ainsi que moi je comprends les choses.
Dans les exemples 1 et 2, on pourrait parler d'évitement du sujet (red herring) pour Tomate. Dans l'exemple 3, on parlerait de reductio ad Hitlerum, et plus généralement de sophisme génétique.
Pour revenir à tes deux premiers exemples, je suis un peu ambivalent. Dans le sens de la logique stricte, les interventions de Carotte sont admissibles. Dans la pratique, les gens discutent avec des présupposés et des associations. Par exemple. Récemment, une femme sur Reddit arguait que beaucoup de bisexuelles cachent leur orientation sexuelle à leurs partenaires par peur de leurs réactions, et qu'il ne faut donc pas les juger. J'ai employé ta technique. Je lui ai demandé si elle apprécierait que son partenaire lui cachât ses tendances pédophiles (j'ai pris soin de préciser que pédophile ≠ pédocriminel, donc on suppose un individu qui n'a agressé aucun enfant). La situation ici serait largement pire, car le commun des humains ne fait pas de différence entre pédophile et pédocriminel, donc avouer cela à sa potentielle partenaire est quasiment l'assurance que ça n'ira pas plus loin. Comme ici, je prenais un exemple extrême afin de tester la solidité de sa logique. J'ai eu droit comme réponse à « oh, tu compares les bisexuelles aux pédophiles ? On n'a rien à se dire. » et elle m'a bloqué. Les autres intervenants m'ont écrit la même chose, malgré ma précision explicite sur le fait que je comparais les situations pour tester la cohérence de son argument, et non bi et pédo.
Ainsi, dans la pratique, la rhétorique devrait irrémédiablement être liée à la sémantique. Du genre où certains sujets sont forcément radioactifs et nécessitent des mises en garde préalables, sous peine de déclencher de la lecture hostile et de l'évitement de sujet. J'ai d'ailleurs des exemples où c'est arrivé lors de nos échanges. Tu n'es donc pas d'accord ?
Ddken - posté le 11/05/2026 à 19:24:44. (12515 messages postés)
Créacoda a dit:
Si il y une part de sociologie, j'aurais tendance à penser que la date compte pour quelque chose. Pour moi les rôles sociaux des hommes et des femmes étaient différents il y a 2000 ou 85 ans par exemple mais, si j'ai bien compris, pour toi ce sont des rôles immuables car ils sont basés sur la biologie.
Je pense qu'il vous manque à tous deux le chaînon manquant pour vous entendre. Il permettrait alors de prendre parfaitement en compte les adaptations évolutives et les changements culturelles. Ce chaînon manquant, c'est la mèmetique. C'est un concept popularisé par son inventeur, Dieu le Père en Biologie Richard Dawkins, dans son ouvrage « Le Gène Égoïste ». La mèmetique se rapporte aux mèmes, c'est-à-dire des éléments culturels qui se propagent. Du fait de la neuroplasticité du cerveau humain, l'influence des adaptations évolutives est beaucoup plus faible que dans le reste du règne animal. La mèmetique est beaucoup plus rapide que la génétique, vu que les comportements changent en une génération, contre plusieurs dizaines/centaines pour la génétique.
Revenons aux adaptations psychologiques, ou pour être précis, le patriarcat par adaptation psychologique (formulation de Barbara Smuts). Trois principes cardinaux influencent pratiquement tout le reste :
1. Les hommes ne sacrifient pratiquement rien pour transmettre leurs gènes tandis que les femmes sacrifient 9 mois pour la gestation et 1 an pour l'allaitement.
2. La fécondité féminine est maximale dès la fin de l'adolescence et diminue ensuite au fil des années.
3. Les femmes sont certaines de leur maternité mais les hommes sont incertains de leur paternité.
De ces trois principes, émergent des comportements primaires, tels que :
- Les femmes préfèreront les hommes avec plus de ressources, de potentiel d'accumulation de ressources ou de statut, afin de valoriser leur investissement parental ;
- Les hommes préfèreront les femmes jeunes ou qui ont l'air jeunes, car cela maximisera la quantité de leur descendance ;
- Les hommes seront plus compétitifs, agressifs et à la recherche du pouvoir, afin d'être éligibles pour les femmes ;
- Les femmes avec une orientation sociosexuelle élevée seront moins bien vues par les hommes, car cela signifiera que le risque de grossesse adultérine est plus élevé ;
- Les corps des jeunes femmes deviendront l'une des valeurs les plus précieuses de toute société.
Il y a des milliers de cultures primitives différentes dans le monde. Mais remarquez qu'elles possèdent quasiment toutes les variantes des comportements que j'ai énoncés ci-dessus. Ainsi, il y a des comportements primaires, puis par mèmetique, ils évoluent vers des comportements secondaires spécifiques à des cultures, mais toujours fortement liés à ces comportements primaires. Pour la pureté des filles (comportement primaires), certaines cultures ont opté pour la ceinture de chasteté, d'autres pour le saignement durant la nuit de noce est d'autres encore pour la clitoridectomie… (comportements secondaires)
Voilà ainsi comment on réconcilie nature et culture : les cultures sont très variables, mais elles dérivent presque toujours des comportements secondaires, qui existent à cause de leur efficacité dans la sélection sexuelle et même dans la sélection naturelle. Pour cette raison, les rôles de genres seront différents dans l'espace et le temps, mais auront toujours peu ou prou les mêmes causes premières.
Ddken - posté le 07/05/2026 à 15:02:07. (12515 messages postés)
En fait, l'adjectif « bicurieux » aurait été plus approprié. Être gay signifie que tu ne peux pas refouler ou annihiler ton attirance envers les hommes. Il y a amalgame de ta part entre orientation homosexuelle (je suis gay) et relations homosexuelles (je couche avec un homme), ce dernier pouvant être juste pour se défouler ou même pour dominer.
Ddken - posté le 06/05/2026 à 15:26:55. (12515 messages postés)
Créacoda a dit:
Avoir un biais de gauche ce n'est pas avoir un agenda politique?
Je vais commencer à croire que tu le fais exprès. Combien de fois vais-je devoir recontextualiser cette citation que tu as sortie de son contexte ?
Les IA n'ont pas d'agenda personnel dans le sens où la qualité de la rhétorique et l'évaluation de la métacognition ne dépendront seront proches de l'objectivité. Cela n'inclut pas les opinions particulières sur des sujets. Ici par contre, le biais dépend de la qualité des informations qui ont été données aux IA. Ce principe est similaire autant pour les IA génératives que pour les simples algorithmes de machine learning et de deeep learning.
C'est la quatrième fois que je dois réexpliquer cela. Et ce sera la dernière. Si tu ressors cette citation en ignorant ou déformant son contexte, je saurai que c'est par malice...
Dis-nous plutôt comment tu as trouvé la vidéo de Ken LaCorte.
Ddken - posté le 06/05/2026 à 12:19:37. (12515 messages postés)
La question de la restitution des objets volés est assez complexe. Dans son ouvrage « Fondements Culturels du Retard de l'Afrique Noire », Shanda Tonme touche une limitation spécifique : il n'y a souvent pas d'institutions adéquates ni de culture adéquate qui permettraient de conserver ces objets.
Quelques extraits de son chapitre « L'impossible conservation du patrimoine » :
Combien de pays africains au Sud du Sahara disposent d’un musée ? Combien d’Africains, riches ou pauvres, instruits ou non, de grande ou de petite formation, disposent de collections d’objets d’art ou tout simplement d’un masque, d’un tableau, d’un instrument ancien dans leur domicile ? Ces questions d’apparence banales révèlent un mal profond et traduisent l’ampleur de la destruction des bases d’une construction cohérente et positive de l’Afrique. Un peuple qui n’a pas la volonté ou la tradition de la conservation des vestiges est-il en mesure de se projeter dans le futur ?
[...]
De façon générale, la conservation, la protection et la préservation des trésors ne semblent pas appartenir à la culture de l’Africain lorsque l’exercice porte l’estampille publique. Les administrations publiques offrent partout au Sud du Sahara, le spectacle de locaux et de couloirs encombrés par du matériel, qui ne demandent pas grand-chose pour être reformés. Ordinateurs, bureaux, véhicules, machines de toute nature, sont abandonnés souvent pour une vis, une cartouche d’encre, un petit rien. On préfère acheter de nouveaux matériels pour réaliser des profits substantiels dans des combines sales avec les fournisseurs. Le pire est atteint lorsqu’une administration entière arrive à être paralysée faute d’entretien des équipements. Il n’est pas conseillé d’emprunter les ascenseurs dans ces conditions, ni se mettre en tête d’aller aux toilettes. Tout ce qui est collectif, d’utilisation publique, et de gestion commune, n’est jamais au point.
- Pp.46 & 48
(Shanda Tonme est un nationaliste camerounais. Ne pas prendre ses propos comme ceux d'un Occidental paternaliste du style Bernard Lugan.)
Ainsi se pose un dilemme. À terme, les objets volés devraient être restitués. Mais dans beaucoup de pays, il y a une quasi-certitude que ces objets, si bien entretenus en Occident, finissent par dépérir ou se dégrader une fois restitués.
Que faire ? À court terme, aucune solution n'est optimale. À moins qu'il y ait des subventions de la part des pays qui restituent ces objets pour qu'ils soient convenablement conservés. Mais là encore, le cordon ombilical ne sera pas coupé...
Ddken - posté le 06/05/2026 à 11:46:35. (12515 messages postés)
Créacoda a dit:
En résumé, j'ai l'impression qu'utiliser l'I.A. dans un débat, ce n'est peut-être pas une si bonne idée au final dans la mesure où on peut simplement rejeter un retour d'I.A. en la qualifiant d'hallucination si ça ne supporte pas ce que l'on souhaite argumenter.
Oui, tout à fait. Au risque de me répéter inlassablement, l'IA n'est pas faite pour se substituer au débat, mais pour peaufiner la rhétorique et la métacognition. À ce niveau, les IA n'ont généralement pas de biais. Mais pour ce qui est des discussions de société controversées comme les différences hommes-femmes ou les questions de races, il y a un énorme biais idéologique, très à gauche (même avec Grok). Dans le cas d'espèce, la tendance gauchiste étant à un constructivisme exagéré, les IA auront cette tendance à toujours vouloir contextualiser, nuancer et nier les consensus (du fait de la controverse dans certains courants sociologiques). Mauvaise idée.
Ken LaCorte a présenté une série d'expériences sur le biais très à gauche des IA :
En commentaire, il a aussi nuancé :
Ken LaCorte a dit:
Hey all --
Please note the publication date on this video. Are things the same as i write this in June 2025?
Kinda, but different. ChatGPT would tell me jokes about a "white guy", and they were very bland things that wouldn't offend anyone. When I started a new chat and asked the same for a black guy, it wouldn't do it. But if I started it with the white guy jokes, it'd then tell similar, bland, jokes about a black guy.
So there's definitely still an inequality in the system. The extent and style seems to evolve.
Par contre @NanakyTim : il reste important de nuancer le langage, car même s'il est vrai qu'il y a des généralités scientifiques sur les comportements typiquement masculins et féminins, la neuroplasticité est telle que ces généralités ne deviennent visibles qu'à l'échelle d'une population ou dans des situations extrêmes (comme ton exemple de l'île déserte, d'ailleurs). Mais il est important de ne pas inconsciemment promouvoir un déterminisme génétique. Il y a actuellement deux camps dominants, les radicaux du constructivisme et les radicaux de l'essentialisme. L'heuristique de représentativité est telle que si tu sonnes d'une manière ou d'une autre, on va te classer dans un camp ou dans l'autre, pas la nuance. La conséquence est qu'on doit policer un peu notre langage afin de présenter la réalité (constructivisme + essentialisme). C'est malheureusement notre responsabilité d'être explicitement clairs sur le fait que nous ne promouvons pas un déterminisme génétique.
Autre chose :
NanakyTim a dit:
beaucoup d'Américains deviennent gays en prison aussi
Non.
Édit :
Créacoda a dit:
Je te laisser deviner à quel genre de dérives ça peut mener.
Funny thing : depuis quelques semaines, je m'intéresse au deux poids deux mesures concernant ce genre de statistique.
Les hommes commettent plus de crimes ==> c'est normal pour les femmes de faire preuve de plus de prudence envers les hommes.
Les jeunes hommes noirs (aux États-Unis)/arabes (en France) commettent disproportionnellement plus de crimes en pourcentage de leurs populations respectives ==> c'est raciste pour les Blancs de prendre des précautions en présence de jeunes Noirs ou Arabes.
La réponse que j'ai souvent, c'est que c'est une affaire de pouvoir : les hommes en tant que groupe ont (apparemment) du pouvoir, donc le préjudice contre eux n'est pas grave et est justifiable. Les hommes noirs/arabes sont dans un groupe opprimé, donc le préjudice contre eux est systémique. Eh bien, cela ne résout pas deux problèmes :
- Les deux comportements ont les mêmes origines, l'heuristique de représentativité et la gestion de risques asymétrique (en français facile, « Better safe than sorry »). Ils partent de nos amygdales, qui sont impliqués dans la pensée de droite ;
- Les deux risques sont équivalents : pour les femmes, de se faire [censuré]. Pour les non-Noirs/Arabes, de se faire tuer. C'est le même type de conséquence. Pourquoi est-il politiquement correct de se prémunir contre un (les hommes), mais pas contre l'autre (les Noirs/Arabes) ?
La seule réponse qui « résoudrait » au moins mon premier problème, c'est de dire que les crimes commis par les minorités ethniques sont principalement dus au manque d'opportunités économiques (ce qui est avéré en France (Todo & Aoki, 2009) - Les Blancs commettent le même nombre de crimes si on ajuste pour la situation économique). Mais les crimes commis par les hommes sont dus au patriarcat qui leur impose de s'attaquer aux femmes pour les maintenir dans la servitude (Brownmiller, 1976) ; ce qui est évidemment une thèse ultra-controversée mais centrale dans le féminisme radical. Et si on y croit, cela rendrait le deux poids deux mesures partiellement justifié. Par contre, cela ne résoudrait pas le second problème selon lequel les personnes en présence de ces groupes risquent toutes deux leurs vies.
Ddken - posté le 05/05/2026 à 15:00:02. (12515 messages postés)
Citation:
Ben en fait, répondre par I.A. interposée est la seule manière que j'ai trouvée pour éviter que tu me sortes l'argument de la 'lecture hostile' si je ne suis pas d'accord avec toi et que je te confronte.
Écoute. Ce n'est pas ça la leçon de notre dernier échange. Que tu fasses de la lecture hostile ou non n'est pas si grave a priori tant que tu demandes des clarifications ou que tu contextualises. Tu le faisais très bien pendant des mois et t'avais même remercié pour ces efforts par MP. La dernière fois dans le topic de l'amour, non seulement tu as réagi sans clarifier (te trompant d'ailleurs sur pratiquement toutes tes hypothèses), mais en plus ça avait été fait avec une violence verbale inouïe. C'est pour cela que j'avais réagi aussi mal.
Près d'un an d'échanges paisibles et puis il y a un incident pareil, tu ne peux déduire que c'est juste une histoire de lecture hostile. Tu aurais juste continué à clarifier et à faire des efforts pour rester courtois, que j'aurais jamais répondu avec ce ton. Tout ce que je demande sur Oniro, c'est que les échanges restent courtois et paisibles. Est-ce trop demander ?
Ddken - posté le 04/05/2026 à 14:41:48. (12515 messages postés)
Merci pour les feedbacks, moretto ! J'apprécie toujours de lire des retours sur ce genre d'essai.
Pour commencer, si je comprends bien, l'anarchie non fondationnelle a au moins une règle, celle d'éviter le totalitarisme. Je me demande bien comment l'auteur définit le totalitarisme.
Ensuite, s'il n'y a aucune règle ou presque, il y a de grandes chances que les populations en reviennent à des schémas classiques, non ? Vu que les populations humaines ont généralement des désirs et des impératifs similaires, la théorie des jeux prédit qu'elles se comporteront systématiquement selon certains canaux. C'est ce qui s'était par exemple passé avec l'URSS de Staline, où les populations avaient créé un marché noir qui obéit à la loi de l'offre et de la demande.
Au-delà d'une certaine taille de population (150, selon le nombre de Dunbar), les humains auront besoin de règles. Sans règle, le tribalisme prendra effet, il y aura des homicides sans fin et les sociétés vont se désagréger (d'ailleurs, que dit l'auteur par rapport au problème du crime sans institution pour en poursuivre les auteurs ?) Les multiples blocages dus au troc les forceront à mettre au point une monnaie afin que chacun puisse obtenir ce qu'il souhaite. Qui dit monnaie dit donc offre et demande, création de valeur, inflation. Surtout, qui dit monnaie dit nécessité de la légitimer. Ainsi apparaîtront les banques. Pour que les banques opèrent correctement, il faudra former des gens. Ainsi apparaitra le métier de banquier. N'en parlons même pas par rapport aux relations hommes-femmes, qui vont très rapidement devenir aussi patriarcales qu'au Néolithique.
Qui dit anarchie sans règle dit ainsi anarcho-capitalisme et tendances comportementales naturelles. L'absence de choix est un choix en lui-même. Il y a donc un mélange de théorie des jeux, de psychologie cognitive et de lois économiques qui font en sorte que certains comportements apparaitront inévitablement.
Quant à La Convivialité d'Ivan Illich, c'est bon à savoir mais je suis fondamentalement opposé à sa critique des institutions. Ce qu'Acemoglu et Robinson ont démontré, c'est que c'est les institutions (et non le pillage de l'Afrique) qui ont permis l'essor de l'Occident jusqu'au niveau où il est. Bon, l'auteur est pour une décroissance. Dans ce cas, je le comprends. N'ayant pas lu le livre, je m'en remets à toi : a-t-il mis en évidence et accepté le trade-off, c'est-à-dire l'effondrement de l'espérance de vie ? Parce que s'il veut abolir les médecins, bonjour les morts par cascades dues à l'absence de soins adéquats... D'ailleurs, sans automobile, adieu les ambulances et hélicos médicalisés.
Édit :
moretto a dit:
bye bye la croissance, coucou la planification
L'auteur s'est-il penché sur les raisons de l'échec quasi-systématique des économies planifiées, et comment y remédier ?
Ddken - posté le 01/05/2026 à 23:18:53. (12515 messages postés)
Citation:
« L'IA n'a pas d'ego, pas de passé traumatique, pas d'agenda politique personnel. Quand je lui soumets un texte pour analyse, elle se contente de déconstruire la structure logique et le vocabulaire. C'est en cela qu'elle est neutre et objective : elle ne cherche pas à avoir raison, elle cherche la cohérence. »
Je ne sais pas si c'est fait à dessein, mais la citation du début pour justifier les textes d'après est un strawman, car tu l'utilises hors de son contexte pour légitimer un usage de l'IA particulièrement inapproprié sur le sujet. Je rappelle une fois de plus le contexte :
Ddken le 05/02/2026 a dit:
ChatGPT est une IA et non une IA générale. En d'autres termes, elle ne peut pas se substituer à un humain pour le débat. Par contre, elle se substitue pas mal à un humain pour ce qui est de la méta-discussion et de la métacognition. C'est dans cette optique que je l'emploie.
Ddken le 18/04/2026 a dit:
Je répète donc qu'une IA ne peut pas se substituer à un humain pour le débat.
Nous ne sommes ni dans la méta-discussion, ni dans la métacognition.
Pour ce que ça vaut, j'ai aussi passé mon message original à l'IA (je le fais désormais systématiquement afin de peaufiner la forme de mes messages - méta-discussion, donc). Et comme ici, il avait lu « sociologues radicaux » plutôt que « sociologues radicaux du constructivistes », ce qui avait rendu sa critique hors-sujet. Ainsi, les trois messages de Claude, ChatGPT et Gemini que tu as partagés expriment ce que moi-même j'ai exprimé dans le texte :
Ddken a dit:
Les chercheurs sérieux utilisent une combinaison d'essentialisme (évolution) et de constructivisme (environnement, culture, éducation).
Ddken - posté le 01/05/2026 à 22:52:29. (12515 messages postés)
Alkanédon a dit:
J'entends souvent des jeunes qui se disent de gauche (il y a plusieurs gauches donc je ne sais même pas à quoi ils font référence) qu'ils ont honte d'être blancs à cause de la colonisation.
Vous qui êtes de gauche (onigauchemancie), vous êtes d'accord avec ça ?
Je suis de gauche, mais de la gauche modérée, aux antipodes de ce que tu décris là.
Cela part d'une logique domination/oppression, où on voit un groupe dominant (dans le cas d'espèce, les Blancs) et les groupes opprimés (les non-Blancs). Et ceux qui sont dans le groupe dominant doivent tolérer des actions correctrices pour diminuer leurs privilèges, ainsi que les abus de la part des groupes opprimés, car ce ne serait que la réaction à l'oppression et il faut passer outre. Pour reprendre une formulation de Matthew Bates, si tu est blanc, hétéro, cisgenre, chrétien/athée/juif, autochtone (par opposition à immigré) et financièrement aisé, alors tu disposes de tous les privilèges possibles et tu n'auras absolument aucune empathie de la part de la gauche radicale concernant d'éventuels problèmes qui t'arrivent (surtout s'ils sont de près ou de loin en rapport avec les groupes moins privilégiés).
Par contre, même parmi les radicaux, il existe des extrémistes (et marginaux), des groupes non privilégiés qui appellent plus ou moins les Blancs à une culpabilité collective, et certains Blancs (tout aussi marginaux) qui versent alors dans l'autoflagellation. Cela donne souvent des initiatives comme le Lifeline Expedition :
(Ça me fait presque physiquement mal de regarder ces photos.)
Il y a des parallèles dans d'autres types de relations de groupes. Dans les relations hommes-femmes, on a par exemple eu beaucoup de féministes lesbiennes qui s'en prenaient à l'hétérosexualité. Des hommes comme Robert Jensen et John Stoltenberg ont versé dans l'autoflagellation, la honte d'être des hommes, la volonté de devenir bisexuels ou juste gays, l'appel à la castration comme seule solution et la définition de toute relation hétérosexuelle comme (trigger warning)
du viol, car les femmes ne peuvent pas donner de consentement dans le patriarcat.
En résumé, c'est généralement un phénomène que tu retrouves chez les plus extrémistes des radicaux qui se trouvent en même temps dans le groupe dit dominant. C'est extrêmement marginal. Et au cas où mon commentaire plus haut n'était pas assez clair, je ne suis absolument pas d'accord avec cela.
Ddken - posté le 01/05/2026 à 21:17:35. (12515 messages postés)
Une IA a dit:
Si les femmes rapportent être plus empathiques, la science suggère que les hommes possèdent des capacités d'empathie similaires, mais qu'ils les expriment ou les utilisent différemment selon le contexte social et les attentes.
Incroyable. En 2026, les IA sont toujours aussi... bref. Pour ce genre de recherche, pour moi ce sera Perplexity ou rien (je pourrai y retracer les sources).
NanakyTim a dit:
Oui. C'est pas un mythe, le terme "empathie" est probablement pas le meilleur, mais je suis convaincu (et persuadé) que les femmes ont une intelligence sociale en moyenne bien supérieure aux hommes.
La seule raison pour laquelle ceci ne fait pas consensus, est qu'il y a des sociologues radicaux du constructivisme qui croient mieux comprendre les choses que les académiciens qui utilisent l'expérimentation*.
*Les chercheurs sérieux utilisent une combinaison d'essentialisme (évolution) et de constructivisme (environnement, culture, éducation).
NanakyTim a dit:
L'instinct maternel joue beaucoup également.
Tout à fait, mais pas que. C'est aussi pour que les membres de leurs tribus soient plus susceptibles de les aider à élever des enfants en cas d'absence du père[1]. A contrario, l'empathie est un frein aux hommes dans le cadre de leur compétition mâle-mâle pour avoir accès aux femmes[2]. Il s'agit évidemment de scénarios de la préhistoire, qui ont façonné nos tendances de genre L'empathie et ses composantes (compassion, sympathie, agréable).
[1] Reynolds, Vernon et Ralph E. S. Tanner (1983). The Biology of Religion.
[2] MacDonald, Kevin (1995). Evolution, the Five-Factor Model, and the Levels of Personality
Créacoda a dit:
Selon toi, qu'est-ce qui se passe comme transition si des individus sont placés sur une île déserte? Admettons que dans une famille x, c'est la femme qui travaille et l'homme qui reste à la maison, tu crois que les rôles seraient inversés s'ils étaient déplacés sur une île déserte?
Ce que Nanky exprime, c'est qu'en moyenne, femmes et hommes ont des tendances comportementales. Le cas spécifique que tu poses suppose que cet homme a pour particularité de se complaire dans un rôle typiquement féminin et vice versa pour sa femme (ce qui devrait être totalement acceptable). Sur l'île en question, je prédis un maintien de leurs rôles de genre. Le scénario serait différent si c'était un couple « égalitaire » tentant explicitement d'effacer les rôles de genre. Sur une île déserte, il est plus probable qu'ils adoptent des rôles de genre typiques, mais encore une fois, cela dépend de leurs spécificités intrinsèques.
Les comportements par genre ne sont pertinentes que dans deux scénarios, à l'échelle des populations (où on verra les tendances) et en compétition (où les (dés)avantages de genre seront prononcés à leur paroxysme). Dans tout autre scénario, il est préférable de considérer les individus et leurs caractéristiques intrinsèques.
Créacoda a dit:
Mais comment ça fonctionne pour une personne trans? Iel prend quelle rôle sur une île déserte? Perso, je ne saurais dire.
Dans le cas des trans, il y a un conflit entre la structure de leur cerveau (d'un sexe opposé à celui de leurs corps) et leurs hormones ainsi que leur éducation (du sexe opposé à celui de leurs cerveaux). Il s'agit ici d'un cas particulier où les théories classiques s'effondrent. Tu as raison de souligner qu'ici, les choses se passeront très différemment (et de manière imprévisible).
Ddken - posté le 30/04/2026 à 14:59:05. (12515 messages postés)
Thundercat a sorti un nouvel album !
De son vrai nom Stephen Bruner, Thundercat est un bassiste extraordinaire, l'un des bassistes les plus influents du siècle selon certains. Il est aussi lauréat de plusieurs Grammy awards. Dont un pour l'instru du son « These Walls » de Kendrick Lamar, et l'autre pour son album « It is What It Is ». Son Grammy est dans la catégorie R&B progressif. C'est assez contesté, car beaucoup considèrent qu'il n'est pas un chanteur de R&B, mais un jazzman ! Du Jazztronica pour être précis.
Thundercat est aussi mon musicien préféré de R&B alternatif. Je suis donc aux anges depuis que j'ai appris pour son nouvel album.
Une de ses pistes est en featuring avec... Mac Miller ! Il s'agit d'un rappeur dans mon top 5. Et surtout, il s'agit d'un macchabée. Car Mac Miller est décédé en 2018 d'une overdose (une mort qui m'attriste jusqu'à aujourd'hui).
Il s'avère que Mac Miller travaillait sur un projet quelques temps avant sa mort. Sa famille a gracieusement accepté de permettre à son ami Thundercat de l'achever. Et voilà le résultat :
Un cartoon à la fois déjanté et mélancolique, pile dans la vibe de ces deux musiciens et de la piste. La fin où Thundercat se réveille et constate que son ami n'est plus avec lui, puis verse une larme avant de voir à l'extérieur la lune couverte du visage de feu son ami... J'ai dû retenir mes larmes.
Dans le sillage de son album, voici pour le moment ma piste préférée :
Édit 1 :
Thundercat lui-même assume la multiplicité de ses styles.
Édit 2 :
Sur l'allégation comme quoi il est l'un des bassistes les plus influents du siècle, voici une vidéo qui décrit l'empreinte qu'il a laissée sur de nombreux albums très notoires (To Pimp A Butterfly de Kendrick Lamar, Youre Dead! de Flying Lotus, New Amerykah Part One et New America Part Two d'Erykah Badu) :
Ddken - posté le 30/04/2026 à 14:36:37. (12515 messages postés)
kno a dit:
EDIT : Tiens, je viens de voir cette nouvelle variante passer sur mon fil Facebook.
On ne vote plus seulement pour soi mais pour l'ensemble de son foyer. Donc en votant "bleu" on met en jeu la vie de son conjoint ou sa conjointe et de ses enfants.
Et du coup, ma prédiction était avérée. Nous sommes dans une situation où ce n'est plus juste notre peau, mais aussi celles de nos êtres les plus chers qui sont en jeu. Le rouge va naturellement dominer.
Nemau a dit:
Cette idée sous-entend que, sur le long terme, les conséquences de cette liberté d'expression maximum sont plus positives que négatives. Bin si c'est réellement le cas (j'en sais rien, admettons), ok, pas de souci, je suis d'accord avec John Stuart Mill.
Alright.
Sylvanor a dit:
Mais on peut, en tant qu'utilitariste, ne pas être d'accord avec lui en considérant que la liberté d'expression au maximum ne fait pas ressortir les meilleures idées, ou bien que même si ça les fait ressortir, il y a trop de conséquences négatives par ailleurs et que c'est donc un projet à rejeter.
Effectivement, son idée est parue à l'époque de la rationalité illimitée, 150 ans avant la théorie des partis pris qui (introduisit la notion de biais cognitif). Je me souviens qu'en lisant mon libéral préféré, je me disais toujours : « excellent, mais tu ne tiens pas assez compte de la psychologie. »
Mon opinion est qu'une combinaison de marketplace d'idées et de démocratisation du scepticisme scientifique résoudrait le problème : la plupart des gens sauraient comment penser et graviteraient significativement moins autour des positions extrêmes du spectre politique.
Ddken - posté le 28/04/2026 à 12:19:11. (12515 messages postés)
Kno a dit:
L'utilitarisme est une forme de conséquentialisme donc ça revient au même.
Mouais, mais il y a des incompatibilités. L'un des utilitaristes les plus notoires, si ce n'est le plus notoire, est John Stuart Mill, le créateur du libéralisme. Et mes échanges passés avec Nemau m'ont montré qu'il n'est pas du tout fan du libéralisme. L'un des concepts phares du libéralisme, le marketplace d'idées, stipule qu'il doit y avoir un maximum de liberté d'expression et que les meilleures idées ressortiront des différents débats et contre-débats. Cela est aux antipodes du conséquentialisme selon lequel la moralité d'une action est déterminée uniquement par ses conséquences. Une action est considérée comme bonne si elle produit de bonnes conséquences, et mauvaise si elle produit de mauvaises conséquences. Et donc le corollaire serait une limitation de la liberté d'expression à ce qui ne va pas causer de « tort ».
Ddken - posté le 27/04/2026 à 16:01:34. (12515 messages postés)
C'est un dilemme intéressant, censé tester notre niveau de coopération implicite. Ce dilemme est : prendre le risque de mourir ou porter la responsabilité d'une extermination ? En réalité, il ne s'agit pas ici (que) de théorie des jeux, mais plutôt de théorie comportementale des jeux. Car il s'agit ici de vie ou de mort, et donc les décisions des joueurs seront fortement biaisées.
Il est facile pour nous de supposer ce que nous ferions depuis le confort de nos fauteuils. Mais lorsque notre vie est en jeu, notre amygdale a significativement plus d'emprise sur nos décisions par rapport aux cortex. Les humains ont naturellement une grande aversion à l'homicide, sauf (entre autres), comme l'a montré Dave Grossman, si leurs propres vies ou celles de leurs plus proches sont directement en jeu. Je penche ainsi vers le bouton rouge pour la plupart d'entre nous, et je m'inclus dedans. Quel que soit le choix en apparence coopératif ou rationnel que je ferai à tête reposée, dans une situation aussi extrême, je serai extrêmement susceptible de risquer une extermination des autres plutôt que ma propre mort.
Les conditions changent si on sait d'avance comment nos proches ont voté : s'ils ont voté bleu, alors notre tribalisme nous mènera davantage à voter bleu aussi afin de les « protéger ». Mais j'ai supposé que les choix des autres votants nous étaient inconnus.
Ddken - posté le 19/04/2026 à 12:08:15. (12515 messages postés)
Un parrain de la mafia découvre que son comptable, Guido, lui a volé 100000 euros. Son comptable est sourd et muet. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a obtenu le poste en premier lieu.
Le parrain fait donc face à Guido et il a fait venir son avocat, qui connaît le langage des signes.
Le Parrain dit à l'avocat, "Demande-lui où est l'argent."
L'avocat, en utilisant le langage des signes, demande à Guido: "Où est l'argent?"
Guido répond par signes : "Je ne sais pas de quoi vous parlez." L'avocat traduit au Parrain, "Il dit qu'il ne sait pas de quoi vous parlez."
Le Parrain sort un pistolet, le met à la tête de Guido et dit: "Demande-lui à nouveau ou je vais le tuer!"
L'avocat, en langage des signes, dit à Guido : "Il te tuera si tu ne le dis pas."
Guido tremble et en signes répond, "OK! L'argent est dans une mallette brune, enterrée derrière le hangar de mon cousin Bruno qui demeure juste à côté de l'épicerie."
Le Parrain demande à l'avocat, "Qu'est-ce qu'il dit?"
Réponse de l'avocat : "Il dit que vous n'avez pas assez de couilles pour appuyer sur la détente !"
Ddken - posté le 18/04/2026 à 19:22:33. (12515 messages postés)
Créacoda a dit:
ton message du 19 avril:
Retour vers le futur ?
Créacoda a dit:
Je te rappelle que c'est l'I.A. pas moi qui dit ça.
Oui. Relis maintenant le texte que tu as écrit et constate que je parlais de méta-discussion. J'ai même utilisé ce terme exact :
Ddken le 05/02/2026 a dit:
ChatGPT est une IA et non une IA générale. En d'autres termes, elle ne peut pas se substituer à un humain pour le débat. Par contre, elle se substitue pas mal à un humain pour ce qui est de la méta-discussion et de la métacognition. C'est dans cette optique que je l'emploie.
Ici, tu demandes une opinion à l'IA. Tu ne lui demandes pas d'analyser la structure de mon discours afin d'analyser sa qualité rhétorique, le ton du langage et les éventuels biais cognitifs exprimés. Je l'utilisais par transparence, puis dans l'optique de me prémunir contre les accusations de biais cognitif ou de langage inapproprié en aval, et pour améliorer la qualité de mes écrits en amont.
Je répète donc qu'une IA ne peut pas se substituer à un humain pour le débat.
Ici, c'est encore pire avec un débat d'opinions où il n'y a que nuance (il n'y a clairement pas de « bonne » réponse ici, vu que comme l'ont signalé trotter et Gaetz, chaque parti pris a ses problèmes). J'utiliserais l'IA pour avoir une idée de comment son algorithme me répondrait, et pour savoir s'il y a des points de vue que je n'ai pas pris en considération.
Donc comme je le disais, sur ce coup, j'applique la responsabilité radicale tout en en faisant plus sur le plan personnel, car je suis une très bonne personne qui met le confort des autres avant son propre plaisir. Généralement, je m'y prends ainsi et elles comprennent. Cependant, je suis tombé sur une femme qui refuse « non » comme réponse. Ce qui est la partie problématique (l'éléphant dans la pièce) qui devrait t'inquiéter. Je vais continuer de refuser ses invitations. Mais si un jour, je finis par céder, il n'y a aucune chance que ce soit moi le fautif. Dire oui après des dizaines de non, ce n'est pas du consentement. Ce n'est pas la première obsédée que j'ai connue. En 2019, c'était une femme mariée dont j'ai bloqué le numéro, et qui m'a ensuite écrit avec un autre... Je n'avais pas cédé non plus, donc j'ai confiance au fait que je ne cèderai pas aujourd'hui.
Le deuxième point que j'ai fait, c'est que même si j'acceptais d'un coup les avances de ces femmes, cela ne ferait certes pas de moi une bonne personne, mais ça ne ferait pas de moi une mauvaise personne non plus : je serais juste quelqu'un qui a choisi de traiter des adultes consentants comme des adultes consentants et non comme des enfants qui ne savent pas ce qu'ils veulent pour eux-mêmes. Et si elles subissaient les conséquences néfastes pour leurs choix éclairés et sans coercition, alors ça devrait être à elles seuls de les gérer. Bon, c'est mon point de vue.
Gaetz a dit:
Haha ddken, il faut que tu cherches des filles ailleurs. Elles ont l'air compliquées celles que tu trouves x)
J'ai connu des filles et des femmes beaucoup plus équilibrées. Mais ce topic est fait pour qu'on intervienne quand ça va mal, et non quand tout baigne. Pour ce que ça vaut, c'est elle qui m'a cherché. Peut-être que j'ai tendance à attirer les femmes compliquées.
Ddken - posté le 18/04/2026 à 00:23:49. (12515 messages postés)
@trotter : merci pour le feedback. Tu as bien saisi la complexité de la situation.
Bon, je pense que je peux désormais révéler ma position : je suis dans le camp de la responsabilité radicale. Je considère qu'on ne peut pas faire appel à la nature (quelle qu'elle soit) pour que quelqu'un échappe à sa responsabilité. Je me sentirai quand même mal pour la personne, mais je n'endosserai pas la responsabilité de ses sentiments.
Je vis une telle situation actuellement. Il y a cette fille qui m'a écrit sur WhatsApp il y a un mois environ, en me promettant qu'elle deviendrait mon épouse... Wow... Elle me connaissait à peine... Je ne lui ai donné aucun espoir. Nous nous sommes vus une semaine plus tard, lorsque je l'ai invitée (amicalement) à un concert de jazz. J'y ai clarifié ce que je ressens vis-à-vis d'elle (relation grand frère-petite sœur). Bon, elle s'est récemment mise en tête qu'elle veut plutôt finir dans mon lit. J'ai tout de suite deviné que ce serait une tactique pour me convaincre de sortir avec elle. Du coup, je lui ai signalé mon refus. Pas plus tard qu'aujourd'hui, elle me signifiait que ça se ferait tôt ou tard et qu'elle allait me « séduire » pour y parvenir.
C'est l'exemple d'un scénario où par considération pour elle, je préfère ne rien faire. Mais si un jour, je finis par céder à son pressing, alors je n'endosserai aucune responsabilité si après elle est déçue que les choses n'aillent pas dans son sens.
Ddken - posté le 17/04/2026 à 12:06:39. (12515 messages postés)
Kyalie a dit:
Mais si c'est vraiment le cas, je dirais surtout de ptêt d'arrêter de taper dans tout ce qui bouge et de mieux choisir ses partenaires ?
Je vais recontextualiser afin de m'assurer d'avoir bien compris ta position. Étant donné qu'il est une personne à qui les femmes sont particulièrement susceptibles de s'accrocher, c'est sa responsabilité de faire un filtrage en amont ? La question n'est pas chargée.
Gaetz a dit:
Une personne qui ferait ça alors qu'elle a passé la trentaine, je pense pas qu'elle cherche à développer des sentiments en effet, mais du coup on tombe dans la catégorie manque de lucidité/paumé (ou compensation, après une relation malheureuse par exemple). Ou pire, exploitation cynique du corps des autres.
Il est certain que certains mecs ont cette possibilité là, avec des tonnes de filles qui leur tournent autour sans que les filles en question se rendent compte qu'elles sont plusieurs sur la même cible. Mais est ce que ces mecs arrivent à construire une relation profonde avec une ou plusieurs de ces femmes dans cette situation, je ne suis pas certain. Par ailleurs, est ce que ces femmes elles-mêmes voudraient construire une relation qui a du sens en sortant avec un mec dans cette situation ? Il me semble qu'il faut un peu d'intentionalité pour construire une relation long terme - et être amoureux au point de ne pas se rendre compte que les cinq autres personnes peuvent être un obstacle pour établir une relation forte et sincère, ce n'est pas faire preuve d'intentionalité.
Je vois. Merci pour ton feedback.
Il est vrai que j'aurais dû préciser dans l'expérience de pensée, que toutes les parties prenantes sont au courant de leurs statuts respectifs. Et c'est important de préciser aussi que les femmes ne se connaissent et ne se côtoient pas entre elles (dans le cas contraire, ce serait du narcissisme à mon avis).
Ddken - posté le 16/04/2026 à 21:57:01. (12515 messages postés)
Créacoda a dit:
Mais euh la personalité ça compte ou? Ce sont juste des trucs superficiels là.
La partie sur son aisance sociale contient les détails sur sa personnalité. Il est donc drôle, il est très sympathique, il sait mettre l'ambiance dans les groupes (encore plus quand il est un peu aviné). Après, je ne sais pas trop ce que je dois ajouter et qui serait pertinent ici. Disons qu'il est aussi très respectueux des femmes et du consentement et que ce n'est pas un vicelard.
Par contre, il avait le défaut d'être susceptible et de rayer un peu trop facilement les gens de sa vie, de manière abrupte et désagréable. Cela n'était pas un problème durant ses relations, mais ça se retournait contre lui lorsqu'elles se terminaient. Pour la faire courte, cela a ruiné sa réputation dans une bande, dont les membres ont même cherché à saboter sa relation actuelle (il est marié). Depuis, il a complètement changé et est devenu un radical des interactions conciliantes. Il est d'ailleurs l'une de mes inspirations sur ce plan (raison pour laquelle je suis aussi à cheval sur le ton et la non violence dans les discussions).
Ddken - posté le 16/04/2026 à 21:36:14. (12515 messages postés)
AnthonyP a dit:
Fusion / Jazz ( Cuivres / Batterie / Orchestre / Piano )
Shaun Martin - Madiba (7 Summers)
Magnifique !
Oh, Shaun Martin. Il n'était pas dans Snarky Puppy Par hasard ? Si, si !
Snarky Puppy est un superbe groupe de jazz Fusion, qui m'a particulièrement marqué avec son solo/duo sur « Lingus » :
La réaction inestimable de Shaun Martin se voit dans la vidéo, avec ce... solo ? Ou duo ? Je ne sais pas quoi dire, entre Cory Henry qui joue deux pianos en même temps et Larnell Lewis qui nous gratifie d'un jeu de batteries légendaire.
Oh, et ça me rappelle que Shaun Martin est mort il y a deux ans. RIP...
Ddken - posté le 16/04/2026 à 21:08:59. (12515 messages postés)
Merci pour vos réponses. Je ne vais pas encore dévoiler mon opinion ici, mais je vais challenger les deux points de vue qui ont été émis. En effet, l'un comme l'autre a ses problèmes.
Kyalie a dit:
je pense que c'est du pur foutage de gueule que de ne pas mettre fin à la relation lorsqu'il est clair qu'on a l'"ascendant". La personne qui est attachée sera forcément incapable de mettre fin à une relation qui lui fait du mal.
Je vais prendre l'exemple d'une des personnes impliquées dans la discussion. Il s'agit d'un type du style 10/10 : beau, barbu, musclé, toujours bien fringué, scientifique international, ultra-cultivé qui gagne bien sa vie, qui chante, joue de la guitare, dessine, peint et écrit de la poésie, et qui est socialement très à l'aise/extraverti. Par toutes les métriques (sauf la taille - 1m76), il est ce que les femmes recherchent. Dans son cas, que ce soit une soirée de sexe ou dix, le résultat était souvent le même : elles s'accrochaient à lui, refusaient la fin de la relation, voire lui faisaient des demandes de grossesse* (en moyenne 10 par an).
Ainsi, il a l'ascendant dans plus de 90 % des cas avant même le début d'une relation libre ou d'un coup d'un soir. Selon toi, devait-il donc totalement éviter les relations à court terme vu que la grande majorité finiraient avec cet « ascendant ? » Spoiler : il est dans le même camp que toi. Il regrette du coup d'avoir eu la majorité de ses partenaires vu comment elles ont été blessées, et il aurait fait les choses très différemment s'il pouvait revenir en arrière.
* Je n'ai pas su comment formuler ça mais en gros, beaucoup de filles/femmes lui ont demandé leur faire un enfant. 10 femmes chaque année !
Gaetz a dit:
Je pense que l'idée même de ne pas développer des sentiments alors qu'on a des relations sexuelles avec quelqu'un n'a pas de sens. Par expérience (pendant une année de ma vie j'étais en couple libre), les gens qui prétendaient faire cela avaient soit une forme de mal être qui faisaient qu'ils ne savaient pas comment vivre sainement en couple, soit avaient eu tellement de mauvaises expériences en couple qu'ils pensaient qu'ils ne pouvaient pas développer de sentiment, et en développaient dès qu'une personne était gentille avec elle. Dans les deux cas il s'agissait de se protéger d'une future douleur en prétendant que cette fois on développerait pas de sentiment. Ce qui n'est pas lucide.
Intéressant. J'ai une question. Supposons qu'une personne (célibataire) ait jusqu'à six sexfriends/relations libres en même temps. Dans ce cas de figure, développerait-elle des sentiments pour tou(te)s ses partenaires selon ta conception ?
-FWT- a dit:
La notion de "développer des sentiments" me semble liée non pas à la nature mais à un contexte culturel et sociétal dans lequel 1) les hommes sont conditionnés à minimiser leur ressenti 2) le sexe est considéré comme le prélude, l'accompagnement ou le thermomètre () d'une relation amoureuse exclusive.
D'accord. Tu es donc très constructiviste sur cette notion. Cependant, certains chercheurs sont plus essentialistes. La tendance à vouloir multiplier les partenaires sexuels et à découpler le sexe des sentiments, est ainsi mesurée par l'orientation sociosexuelle. 3/4 des théories explicatives sont évolutionnistes (Cf l'article), donc essentialistes.
C'est juste à titre d'information. Mais si tu désires y apporter un bémol ou approfondir, je te prie de le faire dans la section débats, et je t'y rejoindrai.
Pour ta réponse : merci pour le feedback très nuancé.
Ddken - posté le 13/04/2026 à 12:46:41. (12515 messages postés)
Merci trotter, mais je ne suis actuellement ni à Montréal, ni à Québec.
Aussi, merci pour les suggestions, mais niveau pratique, j'ai un peu le problème contraire ces temps-ci.
Il y a un débat qui a été lancé avec mes amis. Cela concerne la responsabilité d'un homme face à une femme qui développe des sentiments après des relations sexuelles.
Voici le contexte. Ça arrive souvent qu'un homme et une femme s'arrangent pour du sexfrienship. Chaque partie est claire là-dessus.
Un camp soutient que sur le plan naturel, les femmes ont significativement plus de difficultés à découpler intimité sexuelle et intimité relationnelle. Donc un homme qui accepte cela est responsable si cette femme développe des sentiments envers lui.
L'autre camp soutient la responsabilité radicale. C'est-à-dire que cet homme a fait tout ce qui était en son pouvoir (toujours être clair, ne jamais cultiver d'ambiguïté). À ce moment, rendre cet homme responsable pour les sentiments développés par sa partenaire serait sexiste (cela entrerait dans le trope de la femme qui est une créature sans ou avec peu d'agence, sans responsabilité pour la situation dans laquelle elle se trouve).
Ma question est : quelle école soutenez-vous ? Ou bien vous avez une troisième voie ?
PS : pour éviter certaines choses, j'ai décidé de ne pas révéler d'avance mon opinion sur la question.
Ddken - posté le 18/03/2026 à 15:04:03. (12515 messages postés)
Citation:
Si j'en crois le panneau derrière tu sors d'un salon de coiffure
J'y étais toujours.
Citation:
quoi que, si c'est le cas... pourquoi le chapeau du coup ?
J'ai fait un tour au salon de coiffure avant d'aller à une soirée. La photo a été prise à la fin des soins et juste avant de me rendre au lieu de la soirée.